Église Notre-Dame ou Sainte-Marie
L’église actuelle conserve des éléments d’un édifice roman antérieur (chœur et chevet) et de remploi de bâtiments antiques. Auparavant rattachée à l’évêché du Puy, elle est donnée aux Prémontés de Doue probablement vers le milieu du 13e siècle. Le clocher gothique date du 13e ou début du 14e siècle. Une chapelle nord est ajoutée au 18e siècle, tandis que celle du sud date du 20e siècle. La façade a été remontée à la fin du 19e siècle dans un style néo-gothique.
Les grottes et le village des Muses
Le nom de Borne pourrait venir de borna qui signifie trou ou grotte, et par extension de caverne. Il pourrait aussi venir des bornes milliaires présentes sur le territoire. Il existe un habitat troglodyte creusé dans le tuf volcanique mais les grottes n’ont pas révélé tous leurs secrets. Ces cavernes, probablement d’origine celtique, présentent un caractère atypique et communiquent parfois entre elles.

Un Moulin sous les rochers à Borne, Joseph Bernard musée Crozatier
Entre Borne et Saint-Vidal, des grottes et les ruines de l’ancien village des Muses, datant d’environ 1300, sont encore visibles. Ce village n’était déjà plus répertorié sur la carte de Cassini au milieu du 18e siècle.
Les voies romaines et le pont médiéval
Borne était située à la jonction de deux voies romaines importantes : la Via Strada (entre le Puy et Clermont-Ferrand) et la Via Bolène (entre Lyon et le Midi). La Via Strada permettait d’éviter le marais de Nolhac. Un pont médiéval, de la fin du 11e ou début du 12e siècle, permet de traverser la Borne. Il a été renforcé au 18e siècle.

Les tumulus
Trois tumulus sont encore visibles. Ce sont des amas de terre ou de pierres que l’on élevait au-dessus d’une sépulture, parfois surmonté d’un monument ou d’un trophée. Explorés par Deribier de Cheyssac au début du 19e siècle, ils dateraient d’avant 1032.
La Borne
La rivière, qui donne son nom au village, traverse 17 communes avant de rejoindre la Loire à Chadrac en passant par le Puy. L’eau était aussi l’objet de traditions anciennes et de cultes ; notamment liés à la présence de sources.
Le paysage
La convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le 1er juillet 2006 définit le paysage comme une « composante essentielle du cadre de vie des populations, expression de la diversité de leur patrimoine commun culturel et naturel et fondement de leur identité ».
Le paysage de Borne est marqué par sa situation intermédiaire entre le Nord du bassin du Puy et les plateaux de Devès et de Craponne. Située sur un plateau volcanique, la commune est traversée par des vallées profondes : celle de la Borne et celle de Bourbouilloux (et la cascade du même nom).
Les zones naturelles d’intérêt écologique et faunistique (ZNIEF)
Quatre zones sont concernées par cet inventaire dont l’objectif est d’enrayer la perte de la biodiversité, relier les espaces naturels et protéger le patrimoine naturel :
– le Marais de la Gimberte : il fait partie des zones humides du Devès. De faible dimension, il est sensible à l’assèchement. Il abrite des espèces animales : 8 espèces de libellules, 3 espèces de batraciens et 10 espèces d’oiseaux d’eau (dont 5 nichent sur le site : le Grèbe castagneux, le Canard colvert, la Gallinule poule d’eau, la Foulque macroule et la Pie grièche grise).
– le Lac de Freycenet : vaste lac de 6 hectares, il présente un grand intérêt pour la faune et la flore en raison de la présence d’eau libre. 20 espèces de libellules ont été identifiées, 1 espèce de batracien, et 23 espèces d’oiseaux (dont 2 nichent sur place : le Canard colvert et la Gallinule poule d’eau).
– la Vallée de la Borne (vers Saint-Vidal)
– le Bassin du Puy-Emblavès