Église Saint-Julien-de-Brioude
Une église est présente dès l’époque romane (11e – 12e siècles) et incluse dans une tour de défense. Lissac aurait appartenu aux seigneurs de Mercoeur dès le début du 11e siècle. Le seigneur y a fait construire des fortifications et une enceinte castrale.
L’église est agrandie au début du 19e siècle, entraînent la reconstruction de la façade occidentale avec des éléments provenant de la chapelle de la commanderie de Montredon. Deux chapelles sont également ajoutées. Le clocher a été remanié mais conserve un aspect fortifié.
Les vitraux ont été réalisés par E. Chausse à la fin du 19e siècle.
L’enceinte du village
Dans le village, il reste plusieurs portions de l’ancienne fortification.
La Marade
Située à quelques kilomètres du village, la Marade dépendait d’abord de l’Auvergne au milieu du 14e siècle avant d’être récupérés par le vicomte de Polignac. Elle a changé plusieurs fois de main au fil des siècles. L’actuel bâtiment d’habitation n’a presque pas conservé son apparence fortifiée du 14e siècle.
Aux origines de la chartreuse
Créée au 17e siècle par les Chartreux de Vauvert à Paris, elle porte d’abord le nom d’Élixir Végétal de la Grande Chartreuse. Il faut attendre le 18e siècle pour que les Chartreux en fassent une liqueur qui prend rapidement de l’importance. Mais avec le succès, les contrefaçons circulent et le père François Dom Louis Garnier décide de déposer la marque, en 1852. Des étiquettes sont alors apposées sur les bouteilles pour certifier de leur authenticité, avec l’inscription « Liqueur fabriquée à la Grande Chartreuse » ainsi que la signature du père (toujours visibles sur les bouteilles aujourd’hui). Le père Garnier a été aidé par ses frères Jean-Pierre, Jean Baptiste et Jean-Rémy Garnier, tous moines, et par sa sœur Marie Garnier. Famille surnommée « les Pères Chartreux », cette fratrie est née au lieu-dit Les Garniers de Lissac.