Église Saint-Geneys-et-Saint-Julien
De par sa localisation en frontière de l’Auvergne et du Velay, la commune disposait de deux églises. La première était dédiée à saint Genès (Fix-le-Haut) et pourrait remonter au 12e siècle. Elle relevait de l’Auvergne sur le plan civil mais du Velay sur le plan ecclésiastique. La seconde était dédiée à saint-Julien (Fix-le-Bas), remontait au 10e siècle et était située en Auvergne. Il ne reste plus rien de cette église qui a été désaffectée à la Révolution et a été démolie à la fin du 19e siècle car elle tombait en ruine.
L’église actuelle est celle de Saint-Geneys qui a été unifiée sous le double patronage de Saint-Genès et Saint-Julien. Bien que l’édifice soit roman, le portail a été ajouté à la fin du 15e-début du 16e siècle. Le clocher carré date quant à lui du 19e siècle.
A l’intérieur, un vitrail de sainte-Bernadette a été réalisé par Charles Borie en 1931.
Le monument aux morts

Compris dans un enclos, ce monument date des années 1920. Deux visions se sont opposées avec d’un côté, le conseil municipal qui soutenait un projet en pierre de Volvic, et de l’autre le maire de l’époque qui préférait une statue en bronze représentant un poilu. Après plusieurs péripéties, commandes anticipées et avis défavorables, c’est finalement la municipalité suivante qui s’accorde sur un projet plus ambitieux confié à l’architecte du département, Auguste Roux. Une femme aux bras déployés, vêtue à l’antique est sculptée par l’artiste drômois, Gaston Dintrat, pour personnifier la Patrie. Dans un style à la fois symboliste et Art déco, elle évoque l’iconographie de la Vierge de miséricorde médiévale. Ce n’est que par la suite que le monument sera agrandi avec un enclos maçonné (surmonté d’un grillage) et un jardinet qui contribuent à en faire une composition d’ensemble.
Les forêts entre Fix-Saint-Geneys et la Chapelle-Bertin

Cette zone boisée située à cheval entre les deux communes est une zone nationale d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). Il s’agit d’un inventaire scientifique qui localise et décrit les secteurs particulièrement intéressants sur le territoire national.
Elle se caractérise par de grands ensembles naturels riches et peu modifiés ou qui offrent un potentiel biologique important.
Ce massif forestier présente un intérêt pour les habitats (prairies humides, forêts de pins sylvestres, hêtraies mixtes, bois marécageux d’aulne, de saule et de myrte des marais…) mais aussi les espèces rencontrées (10 oiseaux différents répertoriés).
Tous les chemins mènent à Rome
En plus de sa position de frontière entre l’Auvergne et le Velay, la commune était traversée par une voie romaine dont le tracé a été partiellement repris par l’actuelle RN 102.
Le paysage
La commune est aussi marquée par une situation charnière entre le plateau de La Chaise-Dieu et le Devès (dont la plaine de Veyrac) qui est un vaste plateau basaltique des monts du Velay.
De par sa situation en altitude et son col culminant à 1115m, elle offre de vastes panoramas tant du côté du Sancy et du Cantal que du côté du Mézenc et des Alpes.