Roche-en-Régnier

Vue du bourg depuis la tour © Franz Brück

Située sur un sommet qui domine la vallée de la Loire, Roche-en-Régnier occupe une position stratégique de premier plan

Roche était l’une des plus importantes baronnies du Velay et a participé en bonne place aux luttes qui ont opposé les Polignac aux évêques du Puy-en-Velay. Formant cercle autour de son donjon, protégée par une double enceinte entourée d’un fossé, Roche doit son nom à un seigneur du 10e siècle, Régnier, et sa bonne fortune à la vitalité de son économie. Ville de foires et de marchés, Roche tirait aussi d’importants revenus de l’agriculture. Au 15e siècle, Roche devient ainsi l’une des neuf villes consulaires du Velay, administrée par un puis deux consuls. Témoins de ce riche passé, plusieurs maisons Renaissance sont encore visibles, comme la « Dauphine » (15e siècle), ancienne propriété d’une famille influente de notaires, les Vacherel, dont subsiste le porche, exceptionnel par sa voûte sur croisée d’arcs surbaissés. Du château dominant le village ne reste que la tour-donjon circulaire.

Le château du 13e siècle et le village fortifié bénéficiaient d’un emplacement stratégique, dominant la vallée de la Loire. Au sommet, les ruines du donjon circulaire témoignent encore de cette situation défensive. En contrebas, le village était clos, protégé par une double enceinte entourée de fossés. Une partie de cette enceinte, partiellement démolie au 16e siècle, est encore visible au niveau de la tour d’angle de la « Grande Bâtisse » (ancienne mairie).

Sur la place, subsiste un édifice du début du 17e siècle qui servait de porche de la Prévôté de l’ancienne baronnie.

Le village présente plusieurs maisons remarquables.

Roche-en-Régnier

Église Saint-Maurice

Cette église remonte à la fin du 11e siècle et elle compte rapidement parmi les biens dont le pape a reconnu la propriété à l’abbaye du Monastier. Du Moyen Age jusqu’à la Révolution, elle reste sous l’autorité des moines bénédictins de Chamalières.

L’édifice roman a fait l’objet d’une reconstruction (notamment les façades nord et sud) et d’un élargissement des bas côtés au milieu du 19e siècle. Une restauration extérieure a également été menée en 2008.

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours

La Chapelle a été construite, hors les murs, au 17e siècle pour remplacer l’ancienne chapelle dédiée à Saint-Michel qui se trouvait à l’emplacement des ruines du château. Au milieu du 18e siècle, l’évêque du Puy avait octroyé aux habitants de Roche, l’indépendance de la chapelle vis-à-vis de la paroisse de Saint-Maurice-de-Roche. Un procès voit le jour à ce sujet mais n’aboutit pas en raison de l’éclatement de la Révolution et de la vente des bien de la chapelle comme biens nationaux.

Une restauration importante est opérée à la fin du 19e siècle et des aménagements intérieurs sont effectués par des réfugiés durant la Seconde Guerre Mondiale.

Le mont Miaune

Culminant à 1066 m d’altitude, le mont Miaune est l’un des plus anciens volcans de la Haute-Loire. Sa formation daterait d’il y a 14 millions d’années.
Le mont Miaune et le mont Gerbizon ne formaient qu’un seul bloc que la Loire est venue séparer en creusant des gorges.

Il offre des points de vue sur la vallée de la Loire ainsi que les monts du Vivarais et du Mézenc. A son pied, on peut observer une forêt de hêtres déjà identifiée sur la carte de Cassini du 18e siècle. En l’absence de déboisements importants depuis au moins le début du 19e siècle, elle est considérée comme « forêt ancienne ». Certains des derniers loups de Haute-Loire, y auraient été abattus.

Coulée de lave du suc des Combres

Cette coulée de lave est un phénomène géologique bien connu : un éboulis d’orgues volcaniques.
A l’origine, les prismes ou orgues basaltiques étaient dressés en position verticales en haut du suc. En raison du gel-dégel des périodes glaciaires, les orgues se sont fragmentées et brisées jusqu’à se disloquer en éboulis et former une rivière de roches. L’érosion provoquée par la pluie les a ensuite sculptées en cylindres.

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