Église Saint-Étienne
Édifice du 12e siècle, l’église dépendait du prieuré donné par l’évêque du Puy à l’abbaye de la Chaise-Dieu. Les moines y résident et exploitent les terres jusqu’au 17e siècle. Ils font face à des difficultés financières et ne résident plus sur place même si le prieuré subsiste jusqu’à la Révolution.
L’église construite en arkose d’Auteyrac, à laquelle est adossée une cure au 17e siècle, conserve largement son apparence du 12e siècle, avec de nombreux chapiteaux sculptés (sirène, griffons, aigle…). L’une des chapelle révèle des restes de peinture dont le blason du seigneur de Chamblas ; famille qui avait un tombeau dans l’église.
Seules les chapelles latérales ont été ajoutées aux 17e et 18e siècles. Le clocher a également été remanié au 19e siècle mais l’agrandissement de l’église a été rejeté pour des raisons de coût.
Le château de Chamblas

A quelques kilomètres du village, se trouve le château dont l’origine n’est pas connue jusqu’à la mention des seigneurs de Chamblas à la fin du 13e siècle. Occupé à la fin du 16e siècle, pendant les guerres de religion, il est à nouveau occupé par des hommes armés à la fin du 18e siècle qui demanderont de l’argent pour libérer les lieux. Il s’agit d’une propriété privée.
Le château a aussi été le théâtre d’une affaire criminelle dite « affaire des dames de Chamblas » au fort retentissement puisque même la presse parisienne en parle à l’époque. Le 1er septembre 1840, Louis de Marcellange qui était alors le propriétaire du château, est abattu devant sa cheminée par des tirs venant de l’extérieur. Sur fond de conflits familiaux avec sa femme et sa belle-mère (les dames de Chamblas), l’enquête conduit finalement à l’arrestation de Jacques Besson. Homme de service et homme de confiance des dames de Chamblas, il avait été congédié un peu plus tôt par Louis de Marcellange. De nombreuses personnes assistent au procès en cour d’assises qui siège alors dans la chapelle de la Visitation au Puy-en-Velay, puis à Riom. Absence d’aveux, faux témoignages, incidents, vice de forme… Jacques Besson est finalement condamné à mort pour homicide volontaire ; peine qui sera confirmée par la cour de Lyon. Le pourvoi en cassation est rejeté et bien qu’il continue de clamer son innocence, il est guillotiné place du Martouret au Puy-en-Velay, le 28 mars 1843.
La maison forte de « La Colombe »
La maison forte se situe à la sortie du village et a été profondément remaniée.
La Huche plate et la Huche pointue
La Huche Pointue est un petit suc culminant à 1034 mètres d’altitude, situé au nord-ouest du massif du Meygal, entre Le Pertuis et Rosières. Elle est nommée par opposition à la Huche Plate dont elle est distante d’un kilomètre à vol d’oiseau.
Ces sommets offrent une vue sur l’ensemble du pays des Sucs et les trois massifs du Devès, du Meygal et du Mézenc.
La légende de la Huche Pointue et de la Pierre de Saint-Georges
La légende raconte que la Huche Pointue aurait été le repaire d’un serpent, ou d’un dragon. A peu près à la même époque que Saint-Georges terrassant le dragon en Afrique, vivait dans le Velay un autre Georges, qui aurait terrassé l’occupant de la Huche Pointue. Cela lui a valu d’être béatifié.
Au sud de la Huche Pointue, se trouve la « pierre de Saint Georges », celle sur laquelle il aurait mis à mort la créature. Cette pierre présenterait les traces de ses coups d’épée (ou peut-être simplement du gel qui éclata la pierre).