Saint-Vidal

Château de Saint-Vidal

Classé Monument historique en 1958, le château de Saint-Vidal domine le fond de la vallée de la Borne de sa silhouette imposante
Au 13e siècle, une maison forte est édifiée sur un monticule rocheux dont la cuisine et les caves de l’actuel château sont les seuls vestiges La cuisine est d’ailleurs constituée de voûtes en ogives et conserve l’emplacement d’une cheminée de 14 mètres de haut.
Entre le 15e et le 16e siècle, le château subit divers remaniements qui témoignent du passage du style gothique tardif au style Renaissance. En effet, le château s’organise autour d’une cour entourée de galeries voûtées de croisées d’ogives. Au centre de celle-ci, un puits d’une profondeur de 7 mètres est alimenté par un dispositif ingénieux, une colonne permet l’acheminement des eaux de pluie jusqu’à une citerne. Pour assurer la défense, les tours nord sont édifiées à la même époque.
Dans la seconde moitié du 16e siècle, le Baron Antoine II de la Tour transforme le château en l’une des plus puissante place forte du Velay grâce à une importante campagne de travaux. Acteur des guerres de Religion, il lui donne un caractère défensif indiscutable : puissant donjon, enceinte et bouches à feu impressionnantes. Homme de la Renaissance, il aménage les entrées et les pièces à vivre au goût de son temps.

De fait, les impératifs militaires n’imposent pas l’austérité martiale attendue. Sur la façade sud-ouest, le style Renaissance s’exprime dans les fenêtres à montants cannelés, surmontées de frontons curvilignes. La porte principale est ornée d’un fronton triangulaire. Cet appareillage se retrouve au dessus des deux autres portes du château.
Notamment à l’intérieur de l’édifice, où la porte de la grande salle de l’aile sud-est est encadrée de colonnes toscanes et supporte le même type de fronton. L’entablement de ce dernier est orné d’une frise où alternent têtes de bœuf et rosaces. Dans les appartements du donjon, des vestiges de peinture murale témoignent d’une vie raffinée.

La vie du château est a présent rythmée par des événements culturels et des visites guidées qui permettent de mieux appréhender ce patrimoine architectural local.

Le château de Saint-Vidal © L. Olivier

L’église Saint Vital

Église Saint Vital de Saint-Vidal

Anecdote et Légende 

La commune de Saint-Vidal doit son nom au martyr saint Vital, soldat consulaire qui vécut au temps de l’Empereur Néron. Venu à Ravenne avec son maître, le juge Paulin, il fut choqué par la vision des sévices infligés à un médecin chrétien et par le jugement qui suivit. En effet, le médecin déjà meurtri dans sa chair fut condamné à la décapitation, il décida alors de soutenir le malheureux qui semblait prêt à abjurer et lui cria : «Prenez garde, mon frère, vous qui exercez la médecine et qui avez souvent guéri les autres, de vous tuer vous-même d’une mort éternelle. Puisque vous êtes arrivé au triomphe, ne perdez pas la couronne que Dieu vous a préparée. » Le médecin repris alors courage et accepta sa triste destinée sans mot dire. Vital le fit ensuite ensevelir honorablement et refusa de suivre son impitoyable maître. Ce dernier lui tint rigueur de son impertinence passée et du fait qu’il manifestait publiquement sa foie chrétienne. Il ordonna par conséquent de le faire suspendre au chevalet. Vital lui répondit alors : « Tu es bien insensé si tu penses me tromper, moi qui me suis appliqué à délivrer les autres. »
Paulin exigea ensuite de ses bourreaux qu’ils conduisent Vital devant un palmier et qu’ils l’exhortent à sacrifier aux idoles. Si celui-ci s’y refusait, il devait être enseveli vivant et couché sur le dos. Telle fut la triste fin de saint Vital.
On retrouve la représentation de ce martyre, associé à une Vierge à l’Enfant , probablement Notre Dame du Puy, sur un sceau de la cour de Saint-Vidal qui daterait du 15e siècle.

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