Église Sainte-Eugénie
Située dans les bois de Jagonas qui surplombent la vallée de la Dore, l’église de Bonneval était connue dès la fin du 12e siècle comme un prieuré de bénédictines relevant de Lavaudieu.
Des restaurations intérieures ont permis de découvrir des peintures murales dont une peinture à la détrempe, ocre-rouge, probablement de la fin du 16e siècle, représentant une Crucifixion. Une autre est inspirée d’un thème venu d’Allemagne représentant un saint Christophe portant l’enfant Jésus. Une litre funéraire est également visible par endroits. Le clocher date du début du 20e siècle.
L’autel est composé d’une meule venue du moulin de Pissoux.
Le rocher des filles
Situé au milieu des bois de Jagonas, un grand rocher de 22 mètres de hauteur se rattache à diverses légendes. L’une d’elle voulait que les jeunes filles des environs soient venues toucher la roche en promesse d’un amour et d’un mariage heureux. Ce lieu, par sa situation isolée, aurait aussi servi de culte à l’époque gallo-romaine.
La vallée de la Dorette et bois de Jagonas
La vallée tire son nom de la rivière éponyme. Elle compte de nombreux moulins. Il s’agissait d’abord de moulins pour trier, affiner et tamiser le grain. Ces moulins ont ensuite été reconvertis en petites centrales électriques qui ont permis l’installation de plusieurs scieries pour exploiter le bois de Jagonas. Ce dernier était déjà connu depuis longtemps pour la qualité de son bois, si bien que le superintendant du roi Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, faisait venir de Jagonas les troncs pour construire les mâts de ses bateaux.
Ce bois était déjà représenté sur la carte de Cassini du 18e siècle.
