Brives-Charensac

Anecdotes et patrimoines :

Brives-Charensac est une cité à l’histoire riche et complexe. Le nom de la commune date du 20 mai 1839, jour de l’ordonnance royale fixée par Louis Philippe qui officialisait ainsi la fusion des villages de Brives et de Charensac.
Brives, situé sur la rive droite de la Loire, est d’origine gauloise, le mot « brig, brivas » signifiant  « pont » en langue celtique. Au fil du temps ce bourg s’est tourné vers l’exploitation agricole et viticole.
Tandis que sur l’autre berge, Charensac (dont le nom dérive de « Hiarensius » qui fut propriétaire d’une villa gallo-romain aux alentours) exploite à merveille sa situation géographique stratégique afin de développer tout type de commerce : auberges pour les pèlerins, minoterie, poterie…

La Loire et les trois ponts qui la traversent ont marqué durablement la commune : conflits permanent avec la maison de Polignac à propos du péage, premier moulin à papier dans le Velay, installation d’une usine électrique (photo de 1896, date de l’inauguration).

Le fleuve rappelle parfois cruellement sa nature sauvage et les crues peuvent être dévastatrices.

Le paysage brivois reste un site merveilleux que Jules Romains lui-même a célébré.

« L’altitude et la distance où l’on en était ici réduisaient à peu de chose l’espace inférieur des alentours immédiats du pont et toutes la traînées des maisons de Brives. Mais ni le caractère ni la valeur d’évocation n’en étaient altérés. La vallée n’était pas rapetissée non plus. Le fleuve beaucoup plus étroit faisait une lumière beaucoup plus vive, répondait au ciel par un reflet qui semblait une lumière même détachée du ciel. En face, par delà l’autre bord de la vallée, des lointains se levaient, des échelonnements de hauteurs et de montagnes se développaient vers des secteurs distincts de l’horizon, transfigurés eux-mêmes par la présence d’un ourlet de lumière à l’endroit où l’on se fut attendu à voir la terre et la nue se confondre dans un brouillard. »

Jules Romains, Les hommes de bonne volonté, Tome 21 chapitre 3.

Jules Romains par Paul-Emile Bécat, musée Crozatier

Louis Farigoule, dit Jules Romains (Saint-Julien-Chapteuil, 1885 – Paris, 1972)

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