Église Saint-Julien de Saint-Quentin-Chaspinhac
Le prieuré de Saint-Julien de Chaspinhac dépendait de Tournus. La construction remonte au 12e siècle. Deux chapelles ont été ajoutées ultérieurement, occupant la place ordinaire des transepts. Les chapiteaux sont ornés de feuillages. Une autre construction primitive, à large ébrasement, s’ouvre au fond du sanctuaire. Le pignon est surélevé d’un campanile transformé en clocher au 17e siècle, et foudroyé en 1943.
Saint-Quentin, entre histoire et mystère…
Ce plateau volcanique au panorama unique fut durant les siècles le siège de nombreux faits d’armes et l’objet de procès retentissants, notamment, à Saint-Quentin rattaché à la commune de Chaspinhac en 1866.
En effet, ce site offre un point d’observation sur les gorges de la Loire et le bassin du Puy en général, ce qui lui conférait au Moyen Âge un intérêt militaire indéniable.
Les maîtres du lieu, nommés seigneurs de Saint-Quentin, étaient sous la tutelle des vicomtes de Polignac. Cependant, ils jouissaient d’une autorité absolue et d’un droit de pêche sur la Loire entre le pont de Brives et le lieu dit « Sas Francès » situé près de Lavoûte-sur-Loire ; ce qui justifie certainement leur surnom de « Seigneurs de la Loire ». Sept ou huit familles se succèderont sur ce fief, dont les plus célèbres sont la Tour Maubourg, Rochefort d’Ally, Saint-Vidal et Gérentes.
Au fur et à mesure des siècles et de l’apaisement des esprits, le château sera abandonné et tombera progressivement en ruine. Au 18e siècle, les Chartreux de Corsac en deviendront les propriétaires. Si ces derniers exercèrent avec rigueur leurs droits sur la Loire, comme en témoignent les nombreux procès qu’ils intentèrent, ils furent à l’inverse très négligents sur l’entretien du domaine de Saint-Quentin.

Depuis 2012, l’association de Saint-Quentin a entrepris de redonner vie au village avec un projet de reconstruction, accompagné d’animations culturelles.