Chaspuzac

Église Saint-Barthélemy

Église romane datant du 12e siècle sous la tutelle du Chapitre de Notre-Dame du Puy reconnue comme prieuré en 1526.
Sa porte d’entrée est adaptée aux difficiles conditions hivernales en étant orientée au sud. Deux de ses colonnettes sont octogonales, couronnés de chapiteaux, décorés de feuillages. Le visiteur attentif observera que les parties supérieures des chapiteaux ne sont pas identiques de part et d’autre de la porte et présentent un appareillage en onglet comme en menuiserie, ce qui se retrouve en Forez.
La façade ouest, appuyée sur la cure est d’une grande sobriété et percée d’une fenêtre en plein cintre à double ébrasement. Tandis que sur la face sud, deux ouvertures du même genre sont visibles au niveau de l’abside. A l’extrémité de cette dernière, a été construit au cours du 19e siècle un clocher. Néanmoins la disposition des trois contreforts extérieurs et la dimension des deux qui épaulent l’arc triomphal tendent à faire penser que l’église devait être munie d’un campanile.
L’organisation intérieure de l’église est assez simple : une nef à deux travées voûtées en berceau terminée par une abside demi circulaire. Durant les 15e et 16e siècles deux chapelles sont ajoutées à la travée qui précède l’abside.

Les fresques

Le chœur de l’église présente des traces de peintures qui ne laissent aucun doute sur la présence d’un décor d’importance. La restauration de 1994 a mis en évidence des peintures des 13e et 16e siècles. La plus remarquable d’entre elles est certainement celle située près du pilier nord de l’arc triomphal. Cette sainte au visage nimbé, tenant le symbole des vierges, la fleur de lys, est certainement sainte Foy.
Les autres fresques se répartissent au niveau de l’abside, de part et d’autre de la porte de la sacristie : à droite se remarque un apôtre pieds nus et auréolé, peut-être saint Barthélemy, tandis qu’à gauche se distingue saint Pierre tenant la clef du Paradis. Le cheval de saint Martin est également représenté. Enfin au nord, les bords d’une fenêtre autrefois murée laisse apparaître des traces de pigments.

La canne et la source

Un jour de grand froid, un de ces jours où la neige semble prendre un malin plaisir à accabler les hommes, cheminait un muletier et son fidèle compagnon. Le maître surveillait attentivement son animal qui avait tendance à n’en faire qu’à sa tête. Un moment d’inattention suffit pour que le mulet se dirige sur les bords gelés et périlleux du Lac du Bouchet. Conscient du danger, son maître lui jeta sa canne pour le remettre sur la bonne voie. Mais comble de malchance, le bâton glissa sur la glace et s’engloutit au beau milieu du lac, là où les eaux sont les plus profondes et non gelées.
Longtemps après cette mésaventure, les habitants d’un hameau de Chaspuzac, Fontannes précisément, connurent quelques problèmes avec une des sources qui alimentait cette localité. Son débit avait mystérieusement baissé, sans que rien de rationnel ne puisse le justifier. Les villageois décidèrent alors d’effectuer des travaux de captage. Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils découvrirent une canne jonchée dans la roche, qui gênait la sortie de l’eau. Tous reconnurent bien évidemment le bâton du muletier, et c’est à partir de cette anecdote que l’on a prétendu que le lac du Bouchet alimentait Fontannes de ses eaux ancestrales.

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