Église Saint-Barthélémy
L’église actuelle se situe à l’emplacement de l’ancienne chapelle romane du château de Chomelix-le-Haut. Cette dernière est mentionnée dès le 11e siècle et se situait dans l’enceinte du fort, séparé du bourg par un fossé et un pont-levis. Elle était rattachée à l’abbaye de la Chaise-Dieu. L’église a subi plusieurs transformations au fil des siècles, notamment au 15e avec l’ajout d’un chœur gothique à l’initiative d’un seigneur d’Allègre et, dans la seconde moitié du 16e siècle, avec l’ajout de chapelles, l’extension de la nef et la construction du clocher. A la Révolution, les biens sont vendus comme biens nationaux. C’est au 19e siècle seulement que seront créés deux collatéraux en lieu et place des murs séparatifs des chapelles et d’une ancienne ruelle.
Les châteaux de Chomelix-le-haut et Chomelix-le-bas

D’après la légende, ce sont des voleurs sévissant sur les rives de l’Arzon qui auraient édifiés des murailles pour se mettre à l’abri des poursuites. Les châteaux sont mentionnés dès le milieu du 12e siècle. Peu après cette mention, les deux castels sont détruits par les hommes du vicomte de Polignac, en guerre contre l’évêque du Puy. Un traité de paix de 1171 permet à l’évêque de les faire reconstruire.
Au 12e puis au 13e siècle, Chomelix est scindée par l’affrontement entre les seigneurs d’Alègre et de Chalencon ; seigneuries qui dépendent de la province d’Auvergne.
Il ne reste aujourd’hui que des ruines de deux châteaux.
Le menhir de la Pierre Plantée
Situé sur la route entre Chomelix et Saint-Pierre-du-Champ, ce menhir d’1m 60 avec un trou au sommet remonte à l’époque néolithique. Il est appelé Pierre Plantée du Monteil ou Les Fauchers de Chomelix.
L’ancienne église Saint-Julien d’Arzon
Cette église est mentionnée au 12e siècle mais sera abandonnée rapidement par manque de moyens. Aujourd’hui disparue, il en reste des traces à l’est du château et deux chapiteaux romans sont conservés au musée Crozatier.
L’ancienne chapelle Saint-Amand de Chomelix-le-Bas
Cette chapelle a aujourd’hui disparu et se situait à proximité d’un second château que possédait Chomelix.
Les gorges de l’Arzon
La vallée de l’Arzon compte parmi les milieux naturels rares au niveau européen et a été classée comme site Natura 2000, bénéficiant ainsi d’une protection renforcée.
Trois zones végétales et deux espèces animales y cohabitent. La vallée est constituée essentiellement de prairies maigres de fauche. Entre 600m et 800m, les fortes pentes sont des espaces boisés abritant notamment des hêtraies acidophiles atlantiques à houx. On retrouve aussi des pelouses sèches, plus exposées au soleil, dont la conservation dépend aujourd’hui de la présence de troupeaux itinérants.
Parmi les espèces animales, deux sont dites « d’intérêt européen » :
– la loutre d’Europe : mammifère de grande taille, semi-aquatique, nocturne, piscivore, très discret et présent en faible densité ;
– le chabot : petit poisson de 10 à 15 cm à tête large et aplanie qui se cache le jour et ne sort qu’au crépuscule pour chercher sa nourriture.
La légende de la dame Blanche d’Arzon
Près du château d’Arzon, un rocher rappelle la forme d’une chaise ; d’où son appellation de « chaise de la Dame ». La légende raconte que lors de nuits sombres, une dame vêtue d’une robe blanche pousse des cris et gémissements qui se mêlent au bruit du vent et des eaux. Par temps d’orage, elle apparaît debout en pleurs et le bras tourné vers l’Orient pour guider le voyageur égaré. Elle se rassoit ensuite en versant des larmes de feu qui s’éteignent sur les plis de sa robe avant de disparaître comme une vapeur légère.