Église Saint-Martin
Une église dédiée à Saint-Martin appartenait, dans la première moitié du 10e siècle, au prieur de Chamalières et abbé du Monastier Saint-Chaffre. En raison de son état d’usure, elle a fait l’objet d’une reconstruction presque intégrale au 16e siècle, dans le style roman. A la fin du 19e siècle, la Société académique du Puy tente de s’opposer à une nouvelle reconstruction. Une destruction partielle a pourtant lieu, épargnant uniquement l’abside et la travée adjacente d’origine, qui avaient été préservées lors de la reconstruction du 16e siècle. L’actuel édifice, en brèche et arkose, est terminé en 1899.
Les vitraux de Charles Borie
Le maître verrier du Puy, Charles Borie, réalise 14 vitraux pour cet édifice au début du 20e siècle.
Les objets liturgiques contemporains
L’autel, le christ moderne et la vierge noire sont l’œuvre du sculpteur Philippe Kaeppelin.
Le Calvaire du Champ-Clos
Le Calvaire qui surplombe le bourg date du début du 19e siècle. Il présente un mur d’enceinte percé de 13 niches surmontées d’une croix en arkose formant le chemin de croix.
Dans ce « Champ-Clos », se dressent trois grandes croix sculptées (celle du Christ et des larrons). Devant elles, se trouve un autel surmonté d’une croix sculptée des deux côtés. Il servait à déposer et bénir le cercueil du défunt avant les funérailles.
La Galoche
Ouverte en 1890, la ligne de la compagnie de chemins de fer départementaux (CFD) reliait Lavoûte-sur-Loire à Yssingeaux en passant par Rosières. La ligne suivait les gorges de la Suissesse, nécessitant des travaux importants et la construction d’ouvrages d’art tels que le pont qui enjambe le Ravin de Corboeuf ou le viaduc de Chavalamard. Le 26 juin 1944, l’emballement d’un convoi surchargé avait fait 12 morts à proximité de cet édifice. La ligne n’étant plus utilisée depuis 1952, elle a été transformée en voie verte.
Le ravin de Corboeuf
Le ravin de Corbœuf est un canyon long de 500 m, bordé de falaises d’argiles de différentes couleurs ; formation sédimentaire assez courante dans le bassin du Puy, mais exceptionnelle par ses dimensions.
Il faisait partie du grand bassin d’effondrement du Puy, formé il y a 40 millions d’années par le morcellement du sol granitique du Velay. L’érosion et l’activité volcanique ont transformé ce bassin initial et façonné le paysage actuel.
Les pins nanifiés de Roiron
Sur les hauteurs de la commune, le chier blanc de Roiron s’apparente à une rivière de pierres, une succession d’éboulis rocheux. C’est là que des pins ont poussé, se frayant un passage à travers les rochers ; une croissance lente et difficile qui leur donne une forme tordue et miniature. Ces pins « nanifiés », aux allures de bonsaïs, ont été les premiers arbres remarquables de Haute-Loire classés en 2011.