Sur les traces de la diligence…
« La diligence traversait le Breuil avec un bruit d’enfer, en soulevant des flots de poussière ou en envoyant des étoiles de boue. Elle était assaillie par un troupeau de portefaix qui se disputaient les bagages, et vomissaient de ses flancs jaunes des gens engourdis qui s’étiraient les jambes sur le pavé. »
Jules Vallès, L’Enfant, 1879
Vazeilles Limandre fut durant des siècles un passage obligé pour les voyageurs en partance du Puy-en- Velay désirant rejoindre Clermont par le col de Fix.
L’important dénivelé entre les villages de Fix et de Limandre imposa logiquement la construction d’un relais au départ du pont, qui permettait ainsi le changement d’équipage et constituait une pause épicurienne appréciée par les passagers.
L’auberge Patronnier, dont l’existence est avérée dés 1792, s’imposa comme un relais indispensable pour les usagers de la diligence. Située près du « chemin royal », l’établissement fut une entreprise fleurissante jusqu’en 1843 où une nouvelle route est aménagée et l’auberge peu à peu délaissée. Le propriétaire décide alors de construire en contrebas un nouvel édifice avec de vastes écuries. Placé sur la route royale 102 qui deviendra ensuite impériale et enfin nationale l’auberge prospère à nouveau, bien que la concurrence existe à présent… Mais cette nouvelle embellie ne dura qu’un temps, car petit à petit les « chevaux-vapeurs » remplacèrent les diligences et mirent ainsi un terme au ballet des attelages entrants et sortants des cours d’auberges.
Ces vieilles bâtisses ne sont pourtant pas tombés dans l’oubli, puisque l’une abrite toujours un restaurant, le bien nommé «l’ Auberge du Cocher » et l’autre est un lieu d’exposition d’une collection d’une cinquantaine de voitures hippomobiles.
Barytine ou sulfate de baryum (BaSO4)
Ce minerai très recherché par les collectionneurs du monde entier, constitue une pièce très esthétique également appelé baryte ou barite par les industriels. Elle se retrouve suffisamment dans le sol de Vazeilles-Limandre pour qu’il ait été envisagé dans les années 1900-1920 de l’exploiter de manière intensive. En effet, cette roche blanche peut servir de charge minérale dans la fabrication de porcelaine, de papier, de peinture et d’encre… Néanmoins la distance importante avec la gare de Darsac fut rédhibitoire pour envisager une production massive, les seuls moyens de transports de l’époque étant les bœufs et les chevaux