Vorey-sur-Arzon

Église Saint-Symphorien

Jusqu’à la fin du 19e siècle, Vorey disposait d’une église romane dont la partie la plus ancienne datait du 12e siècle, tandis que d’autres parties plus récentes dataient des 17e et 18e siècles. L’édifice menaçait ruine au siècle suivant et a dû être rasé.
Une nouvelle église est édifiée en 1870 et rénovée complètement dans les années 1996-1997. C’est à l’occasion de cette rénovation qu’elle est peinte en laissant seulement le clocher et les encadrements de fenêtres en lave noire apparente. Le terrain a contraint d’orienter l’édifice suivant un axe nord-sud.
A l’intérieur, deux retables du 12e siècle proviennent vraisemblablement de l’ancienne église. Les vitraux ont été réalisés par les ateliers Chausse et Borie.

L’ancien prieuré de bénédictines – Église Saint-Saturnin

A la place de l’actuelle mairie, Vorey était le siège, à partir du 12e siècle, d’un important prieuré de bénédictines relevant de l’abbaye de Sainte-Marie-des-Chazes. Les biens sont vendus à la Révolution et la chapelle sert de grange à la fin du 18e siècle, avant que les bâtiments ne soient rasés au début du 20e siècle.
Le portail richement sculpté de la chapelle, dit « Porte de Vorey », a pu être sauvé et a été installé au jardin Henri Vinay du Puy-en-Velay.

Espaliou

Ce fort, désormais en ruine, se trouve sur un promontoire qui surplombe une boucle de la Loire. Mentionné pour la première fois à la fin du 12e siècle, Espaliou passe, à la fin du 15e siècle, de la seigneurie d’Artias à celle de Roche-en-Régnier. Durant les guerres de religion, il abrite une garnison établie par le roi en Velay et sert de refuge après la prise du château de Roche. Au 19e siècle, des fouilles on toutefois permis de retrouver certaines structures et des objets, dont des pièces datant de l’époque d’Henri II.

Espaliou est aussi au coeur d’une légende qui veut que ses caves soient remplies de trésors gardés par sept diables gigantesques et sinistres mais plutôt accommodant malgré leur apparence. Ils se contentent d’un litre de vin et d’une livre de pain en guise de laisser-passer. Cet accès ne serait possible qu’une fois par an, entre les deux élévations, lors de la messe de minuit. Les portes s’ouvrent à la première élévation et se referment à la seconde, laissant peu de temps au visiteur pour piocher dans le trésor. Cela serait le cas de la femme qui, ayant amassée son butin en oublia son enfant derrière elle. Mais la légende se termine bien puisqu’en faisant des offrandes tous les dimanches aux âmes du purgatoire, la femme a pu retourner chercher son enfant et le trouver en bonne santé au Noël suivant.

Une terre d’eau

Vorey signifierait « eau courante ». Le bourg est situé dans une cuvette où convergent de nombreux ruisseaux. C’est aussi là que la rivière Arzon, se jette dans la Loire.

Le patrimoine naturel de Vorey est riche. Jusqu’au 18e siècle, le saumon y était pêché dans la Loire. La truite fario et le chabot se cachent encore dans l’Arzon (classée Natura 2000 par l’Europe), attirant aussi de nombreux oiseaux et rapaces.

Les sources salées

Les sources salées sont une originalité du patrimoine naturel local. Certaines d’entre-elles abritent une flore maritime comme le Plantain maritime, le Glaux maritime, le jonc de Gérard ou le Pissenlit de Bessarabie. C’est le cas notamment de la source salé du vallon du Tizou, situé à Vorey. Cette source donne aussi son nom au ruisseau éponyme, traversant le village et rejoint l’Arzon.

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