Chapelle Saint-Roch
En bordure de la via podiensis (GR 65) conduisant à Saint-Jacques- de-Compostelle, la chapelle Saint-Roch est une étape incontournable pour les pèlerins.
Elle est édifiée au 11e siècle par la famille de Montlaur, baron de Montbonnet, dont les armoiries figurent sur la clé de voûte de la nef. Initialement, elle est sans doute placée sous le vocable de saint Jacques, elle est ensuite dédicacée à saint Roch lors de l’extension du culte de ce saint devenu patron des pèlerins, au début du 17e siècle.
À l’extérieur, l’édifice roman est massif, mais présente un cachet indéniable comme en témoigne son clocher peigne à trois arcades. À l’intérieur, les styles se juxtaposent, la chapelle ayant été reconstruite à plusieurs reprises : après la guerre de Cent ans, au début du 15e siècle ; après les Guerres de Religion, au début du 17e siècle. Ainsi, l’arc triomphal en plein cintre est doublé d’un arc brisé, le chœur est voûté d’ogives alors que la nef est en berceau. Pour accueillir les pèlerins, la chapelle était autrefois associée à un puits, à un logement d’accueil ainsi qu’à un cimetière. Elle est un des témoins de la ferveur du culte voué à saint Roch, fondé sur l’histoire de sa vie et de nombreuses légendes populaires.
Un rocher énigmatique
Dans le village d’Augeac, se trouve un rocher basaltique dotée d’une anfractuosité latérale constamment emplie d’eau.
Ce lieu insolite fut surnommé par les anciens, « la peyre gwandouweyre »ou « siège de saint Roch »ou encore « la pierre des verrues » et alimenta nombres de mythes et légendes.
On rapporte ainsi que saint Roch de passage à Bains et exténué par une longue marche aurait fait une pause sur cette grande pierre afin de se ressaisir. Dés lors, ce confortable fauteuil de lave aurait eu le don de guérir les verrues.
Néanmoins, cette légende laisse en suspend l’étrange surnom patois de « peyre gwandouweyre ». Cette appellation ancienne serait issue du celte « la gvan-Weyre » qui signifie littéralement « la blanche vouivre ».
Mais qu’est-ce qu’une vouivre ? Il s’agit d’un serpent qui symbolisait chez les gaulois l’énergie magnétique et le lien entre le ciel et la terre. Elle est parfois représentée sous la forme d’une sirène qui matérialise plus particulièrement les courants d’eau.
Le siège « guérisseur » de saint Roch serait donc la version catholique de la « peyre gwandouweyre ».