Église Saint-Maurice
Aux bords de la Loire, la terre de Lavoûte a été donnée aux moines bénédictins de l’abbaye de Tournus (Bourgogne), par les vicomtes de Polignac, à la fin du 9e siècle.
L’église Saint-Maurice (saint patron des chevaliers et soldats) s’y installe. A partir du milieu du 13e siècle et la reprise, par la famille de Polignac, du fief du château de Lavoûte, l’influence des seigneurs laïcs va s’affirmer et primer sur celle de Tournus. Jusqu’à la Révolution, l’église romane est accolée à un prieuré.
L’actuelle nef unique, une partie du transept, la croisée surmontée du clocher sur coupole et quelques éléments de maçonneries du chœur remontent au 12e siècle. Le chevet conserve encore des blocs d’arkose qui sont des remplois de l’époque gallo-romaine et comporte une large baie gothique. L’édifice a beaucoup évolué au fil des siècles jusqu’aux aménagements du 19e siècle (ajouts de chapelles, réfection de la façade avec escalier en tourelle, construction d’une sacristie). Il ne reste plus rien de l’enduit ancien avec décor peint.
Le tableau du Rosaire – Guy François
Une chapelle latérale abrite le tableau de la Vierge du Rosaire entre saint Dominique et saint Simon Stock. Il s’agit d’une œuvre de l’entourage de Guy François, peintre caravagesque du Puy au 17e siècle. Ex-voto des Polignac, l’œuvre porte les armes de la famille et représentant un château qui pourrait être celui de Lavoûte.
Le château de Lavoûte-Polignac
A proximité du bourg, le château surplombe la Loire. Tout comme le village, il doit son nom à la boucle du fleuve, « volta » en latin (ou « vouste » en ancien français). Il connaît des agrandissements successifs au cours des 11e, 13e et 14e siècles, avec l’ajout de tours et de fortifications ; avant d’être remanié aux 16e et 17e siècles pour s’adapter aux goûts de l’époque. Les seigneurs vivant beaucoup à la Cour durant le 18e, le château est rarement utilisé et est vendu comme bien national pendant la Révolution. Partiellement effondré, il est finalement racheté par la famille de Polignac au 19e siècle et restauré dans sa forme actuelle.
Le pont médiéval
Tout comme celui de Brives, le pont pourrait dater de l’époque médiévale voire romane. En partie en ruines, il est longé par le pont moderne qui supporte la ligne ferroviaire Le Puy / Saint-Étienne. Il comprenait 6 arches. Les crues ont fortement abîmé cet ouvrage puisqu’elles charrient des débris importants qui viennent se heurter aux piles du pont. Il a cessé d’être entretenu à partir du milieu du 19e siècle avec la construction du pont moderne.
Les viaducs ferroviaires
La commune compte plusieurs ouvrages (trois viaducs et un ouvrage métallique) qui permettent aux lignes ferroviaires Firminy / Le Puy et Lavoûte / Yssingeaux de traverser la Loire. Ils datent du milieu du 19e siècle.
Les méandres de la Loire

Lorsque que le cours naturel de l’eau se heurte à la présence d’une roche trop dure pour être érodée, il doit la contourner pour poursuivre son chemin. Cela peut conduire à la formation de méandres ; c’est-à-dire que le cours présente une sinuosité très importante. La courbe est accentuée par la présence d’une faible pente et l’exercice d’une force centrifuge.
Le horst de Chaspinhac
La fracture du Horst de Chaspinhac est visible au sud de la commune. Il s’agit d’un phénomène géologique désignant un bloc soulevé par la combinaison de plusieurs failles normales. Les bassins sédimentaires du Puy et de l’Emblavez se sont individualisés par le soulèvement de ce horst et par le creusement des gorges de la Loire qui les relient aujourd’hui. Allant de pair avec le horst qui se soulève, les fossés d’effondrement sont qualifiés de grabens.

