Ruessium
Ruessium (Saint-Paulien) était l’ancien chef-lieu gallo-romain de la Cité des Vellaves. Elle était traversée par la voie antique « Via Bolena ». Au Moyen-Age, la ville devient une voie de passage pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Jusqu’au 10e siècle la ville est appelée Cité-Vieille. Elle pourrait avoir été le siège épiscopal des Vellaves avant son transfert au Puy au 6e siècle. Au Moyen-Age, il y a deux bourgs et deux églises distinctes : Saint-Georges et Saint-Paulien. Cette dernière a disparu (ainsi que plusieurs chapelles).
Église Saint-Georges
L’église romane du début du 12e siècle est dédiée au premier (ou l’un des premiers) évêque du Puy : saint-Georges. L’évêque du Puy et le vicomte de Polignac étant tous les deux seigneurs du lieu, des conflits vont persister jusqu’au milieu du 12e siècle (notamment autour des reliques de saint Georges) ; date à laquelle l’évêque du Puy cède sa part au vicomte de Polignac. L’église est alors restaurée et prend une allure fortifiée.
Plusieurs chapelles seront ajoutée au cours du 16e siècle mais la ville est saccagée pendant les guerres de religions. La voûte de la nef est reconstruire au début du 17e siècle suite à un effondrement. La flèche du clocher date du début du 19e siècle.
A l’intérieur, 3 vitraux ont été réalisés par Charles Borie au début du 20e siècle et 8 vitraux ont été réalisés par Jacques Le Chevalier en 1975. L’autel au chœur a été réaménagé par le sculpteur Philippe Kaeppelin
L’église Saint-Paulien-hors-les-murs
Saint-Paulien doit son nom à l’un des premiers évêques des Vellaves avant que le siège ne soit transféré au Puy. Il aurait été enterré dans cette église aujourd’hui disparue et qui se trouvait à l’emplacement de l’actuel cimetière.
Pierre Julien
Né en 1731 à Saint-Paulien, Pierre Julien est l’un des principaux sculpteurs français de la seconde moitié du 18e siècle. Il remporte le Premier prix de sculpture en 1765 ; début d’une grande carrière couronnée par sa réception à l’Académie en 1779, avec le Gladiateur mourant. Il contribue à la série des Grands Hommes de la France avec les statues de La Fontaine et de Poussin, et reçoit en 1785 la prestigieuse commande du décor de la laiterie de la reine à Rambouillet. Son œuvre est représentative d’une vision poétique de l’Antiquité. Certaines de ses œuvres sont conservées au musée Crozatier du Puy-en-Velay.
La Chapelle de l’Hôpital Saint-Joseph
Les sœurs de Saint-Joseph s’installent à Saint-Paulien au 17e siècle. Le bâtiment actuel, de style néoroman, date du début du 19e siècle et a été modifié fortement par la suite. Le portail utilise notamment des vestiges romans de l’ancienne commanderie de Montredon.
La Chapelle des Pénitents
Cette chapelle de confrérie remonte au 18e siècle mais a été reconstruite au 19e siècle. Elle abrite le musée gallo-romain, un dépôt lapidaire et des objets de confrérie.
L’ancienne église Notre-Dame du Haut-Solier
L’histoire de cet édifice est mal connue. Notre-Dame est mentionnée comme église baptismale au début du 14e siècle. Désaffectée à la Révolution, elle sera transformée en maison. La statue de Notre-Dame du Haut-Solier de la fin du 17e siècle est désormais conservée dans la chapelle de l’Hôpital Saint-Joseph. Elle était autrefois l’objet d’une procession afin d’amener la pluie.
La Chapelle Sainte-Madeleine de Chassaleuil
Cet édifice remonte au 15e ou début du 16e siècle et dépendait de l’abbaye de Viaye. La légende raconte que sainte Madeleine aurait fait jaillir plusieurs sources sur ce site.
La Rochelambert

A quelques kilomètres du bourg et sur la « Via Bolena » (ancienne voie antique allant à Ruessium), le château surplombe la vallée de la Borne. Le lieu est déjà occupé durant la préhistoire et l’antiquité. Construit aux 15e et 16e siècles, le château conserve des éléments d’un édifice antérieur du 11e siècle. Incendié pendant les guerres de Religion au milieu du 16e siècle, il subit d’important dommages . Reconstruit partiellement à la fin du 16e siècle, il subit peu de transformations au fil des siècles ; hormis la transformation du plan incliné en grand escalier. Le château est séparé de la falaise par un grand fossé et certaines pièces ont été creusées dans la roche.
George Sand a contribué à la notoriété du château puisqu’elle le mentionne dans son roman « Jean de la Roche ». Cela fait suite au séjour chez son amie d’enfance Apollonie de Bruges, Marquis de la Rochelambert, en 1859.
La Valette
A quelques kilomètres du bourg, le long de la Borne, se trouve une maison-forte du début du 17e siècle. Elle a subi peu de transformations.
Le Mont Courant
D’origine volcanique, son sommet offre des panoramas sur la plaine de la Loire et les volcans du Meygal Il s’agit d’une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).
On y trouve également un gisement d’argile verte aux multiples propriétés.
Le Petit Lac et le Grand Lac
Il s’agit de deux ZNIEFF.
Le petit lac abrite des roselières, des rubaniers, des joncs des chaisiers et des cariçaies ; ainsi qu’une population importante d’utriculaire australe. Il s’agit d’une petite plante jaune carnivore présente dans les zones humides en Europe.
Le grand lac présente également une grande diversité en termes de faune, de flore et d’oiseaux.